Perou - Tour de l'alpamayo
Pendant ce voyage au Pérou, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur.
Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m)
L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent !) de la population.
Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite .
Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien . Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos.
D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache !
Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.
Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM.
Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes.
Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.
Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.
Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" ) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Etape 5: Pomabamba (2900m) - Huillca (4200m)
Toujours d'après le topo, je devrais avoir une grosse étape jusqu'au pied du col de Mesapata peu après Huillca. Sauf qu'elle est censée démarrer à Jacapampa, et que je suis ... à Pomabamba. Il faut donc que je parte très tôt. Ca tombe bien: ce matin, pas de tente à plier et encore moins à faire sécher. 5h du mat, et je suis sur la route avec l'aide de ma frontale.
Peu après le lever du jour, un jeune péruvien me rejoins. Il marche avec moi vers Jacapampa où il habite. Il m'explique qu'il fait régulièrement le trajet puisqu'il va au collège à Pomabamba. Il fait le trajet à pied aller et retour tous les jours ! Encore aujourd'hui, je reste admiratif quand je pense qu'il m'aura fallu 4 heures de marche à un pas régulier pour rejoindre su casa ! Mais n'y a t'il point de collectivos qui font le trajet: il me semble avoir vu une route ? Oui me dit t'il... mais trop cher. L'utilisation des collectivos est un privilège que seuls les professeurs peuvent se payer, pas les élèves .
Arrivé au domicile du jeune homme, la famille me fait la fête et m'invite à les rejoindre. Ca me paraît bonne enfant mais il me faut refuser: 4 heures de marche ininterrompue pour ne rejoindre que Jancapampa et la route est longue au moins jusqu'à Huillca. Lorenzo, le cousin de mon premier compagnon de marche s'empresse de me vendre un coca et de me proposer ses services pour marcher un peu avec moi vers le col de Yanacon. J'accepte avec plaisir et lui emboite le pas. Lorenzo s'avère au moins aussi bavard et c'est tant mieux ! Il me raconte son projet de transformer une bergerie de la pampa en hotel.
Pourquoi pas puisque le site au pied des glaciers du Pucajirca est magnifique.
Il est désenclavé par la piste qui relie Jancapampa à Pomabamba et le lieu est de passage pour les randonneurs qui effectuent le trek de Los Cedros. Evidemment, il lui faut de l'argent et donc trouver un travail pour mener à bien son projet. Pourquoi ne travailles tu pas comme muletier demande je à mon jeune interlocuteur de 18 ans ? Je n'ai pas assez d'argent: il faut payer pour avoir sa licence. Plus tard, en France, j'apprendrai le prix en question: l'équivalent de 130 euros, soit une véritable fortune pour un habitant de cette région !
Revigoré par mon diner et petit déjeuner copieux de Pomabamba, je pète le feu sur la première partie du col de Yanacon. C'est alors que je croise Max & Bernd, étonnés de me voir arrivé jusqu'ici. Les retrouvailles sont super sympathiques. On discute rythme de marche, campements à venir puis nous reprenons nos routes respectives qui promettent d'être longues - surtout pour moi. Le col de Yanacon est interminable et si je pétais le feu, je finis par bruler toutes les calories du diner et du petit déjeuner pour m'éteindre petit à petit. La montée finale représente un effort extrême. Habitué à brûler mes graisses les jours précédents, mon corps a gouté au sucre et il faut de nouveau que je franchisse le "mur du marathon" ce qui me vaut de ne passer pas loin de perdre connaissance deux fois au début de la descente du col. Cette fois ci, je suis encore plus fatigué que lors de la 3e étape. J'établie le campement à Huillca, non sans avoir pris contact préalable avec les habitants d'une bergerie toute proche (élévage de lamas et d'alpagas).
La nuit, l'utilisation de la lampe frontale m'est interdite. La tente transformée en néon attire tous les chiens de bergeries environnantes qui forment une meute autour de la tente dès que je l'allume .
Etape 6: Huillca (4200m)- Alpamayo BC (4400m)
Je fais un bilan de la nourriture qui me reste: de quoi aller au bout, sans plus. La météo n'est toujours pas au rendez vous, ce qui est frustrant, même si je commence à etre habitué. Ce jour ci, je le regrette vraiment car arrivé au col de Gara Gara (4800m), la vue suggérée est étourdissante si ce n'est qu'elle est encombrée par de gros nuages gris. C'est précisément au niveau du passage du col que la météo se dégrade de manière significative. Le vent au sommet y est phénoménal ! Dans la descente, j'essuie un semblant d'averse de neige qui sera la seule précipitation que j'aurais eu de tout le trek malgré un temps souvent maussade.
Au niveau de Jancacurish, il y'a quelques tentes. Pour un peu, depuis Pomabamba, j'avais presque oublié qu'il pouvait y avoir d'autres trekkeurs :). Il s'agit d'un couple d'américains qui effectue le trek de Los Cedros avec l'appui de l'agence Pony Expeditions. Je connais cette agence - situé à Caraz - de nom pour avoir vu apparaître plusieurs fois son nom dans des topos ou livres type Lonely Planet. Les américains sont sympathiques et leur guide & cuisinière le sont tout autant. On discute un peu avant que je ne prenne la direction du camp de base de l'Alpamayo avec l'espoir d'une amélioration météo dès ce soir. Bingo ! Le ciel se dégage pendant ma montée et il n'ya pratiquement pas un nuage sur le massif de Santa Cruz une fois arrivé au camp. Comme d'habitude depuis que j'ai quitté le parcours du trek de Santa Cruz, je suis seul avec les montagnes, peinard... le pied.
Etape 7: Alpamayo BC (4400m) - Laguna Cullicocha (4650m) La journée qui m'est promise promets d'etre moins tranquille que la précédente, mais c'est la dernière difficile. Le ciel est limpide: chouette, j'en profite pour remitrailler le Santa Cruz et ce qui est vraissemblablement l'Abasraju avec mon appareil photo.
En redescendant vers Jancacurish, j'admire l'Alpamayo que je n'avais qu'entraperçu la veille. De ce coté, il est absolument magnifique ! De là à affirmer comme l'Unesco qu'il s'agit de la "plus belle montagne du monde", il y'a un monde assurément.
La marche dans la Quebrada Alpamayo est partulièrement longue et c'était prévu: y'a qu'à regarder la carte. C'est un peu le calme avant la tempête. Le col de Los Cedros (Vientunan sur la carte du club alpin allemand) promets d'être long et raide. Comme prévu, le chemin, relativement plat jusqu'ici change de physionomie. Sur le coup, je me dit "c'est pas possible, c'est vertical" !!! Bien qu'il ne fasse pas grand beau et malgré l'altitude, j'enfile le short pour l'unique fois de ce trek: je m'attends à suer un bon coup.
La montée du col s'effectue par un chemin en lacet. Ca grimpe, certes, mais forcément aussi raide que je le croyais. Par contre, la montée est interminable et il n'y a pas de superbe panorama à admirer. D'habitude, je prends du plaisir à en chier, mais aujourd'hui, j'en ai marre. De retour en France, je lirai un récit dans Trek Mag d'un type qui est monté dans le même sens que moi et qui affirme avoir ressenti exactement la même chose . Une fois le sommet atteint, je ne suis pas au bout de mes peines: le chemin n'arrête pas de redescendre et monter, parfois pour passer de "faux cols" avant d'atteindre enfin le dernier col du trek: le col Osoruri.
Puis c'est la descente tranquillou vers la laguna Cullicocha. Comme d'habitude, la météo est nuageuse. Qu'à cela ne tienne, j'ai prévu d'y camper pour en profiter demain matin. Euhhhhh, camper oui mais où ? les environs de la lagune sont un univers de grands rochers lisses ! Ahhh, il y'a un super banc de sable avant d'arriver à la mini station "EDF". Le sable.... pfff pas top pour ma tente tunnel. Je decide alors d'aller solliciter le gardien pour qu'il m'aide à trouver un endroit correct. Super !Il y'en a un potable quelques metres en dessous des cabanes. Ce soir là encore, c'est le pied: le ciel se dégage et je suis peinard dans un site absolument magnifique.
Etape 8: Laguna Cullicocha (4650m) - Cashapampa (2900m)
Cette nuit aura été la plus froide de tout le trek: -10°C peut etre mais pas plus froid. La cordilliere blanche est assez proche
de l'equateur et ce n'est pas une cordilliere tres froide.
Ce matin, le ciel est limpide: je vais profiter du site à fond ! Le soleil se lève sur la lagune, c'est magnifique !!!! Forcément je mitraille de tous les cotés. Pourtant, je regrette aujourd'hui de ne pas avoir plus de photos !
Surtout des photos sur la fin, au moment où je suis parti et où le soleil commencait à rejoindre son zenith:
Difficile de quitter un endroit pareil, mais il faut bien partir d'autant que je n'ai pas envie de dormir à Cashapampa et que j'ignore jusqu'à quelle heure les collectivos circulent jusqu'à Caraz.
Le début du sentier quittant la laguna Cullicoccha est splendide, j'oserai même dire magique . Il s'agit d'un sentier en balcon(j'adore) longeant un canal d'irrigation qui permet d'acheminer l'eau de la lagune en direction du village de Hualcayan. Après cette section en balcon, on quitte le panorama de la lagune (avec du mal tellement c'est beau ! ) et on plonge vers Hualcayan. On dit souvent du trek de Los Cedros qu'il est très difficile en raison de la montée de Hualcayan vers la lagune... et comprends pourquoi. Ce n'est pas raide, mais c'est long, interminablement long. Je dis ça de la descente mais donc, forcément à la montée, c'est encore pire.
Le village de Hualcayan se fait attendre... une fois arrivé là bas, renseignement pris, il n'y a pas de collectivo pour Cashapampa, il va falloir marcher sous la chaleur jusqu'à Cashapampa. Mmhh encore 2 à 3h de marche, sans ravito puisque j'ai mangé les dernières barres de céréales au petit déj et dans la descente. Pfff... c'était censé être une dernière journée peinard .
Un peu avant Cashapampa, le chemin recroise la route qui relie Hualcayan à Cashapampa et un collectivo attends... le bonheur, le trek est fini !
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