Ecotrail de Paris - 80kms - quand tout va mal

Il y'a des jours où rien ne va ;-)...

Bien que n'étant pas forcément dans une forme olympique, j'ai des ambitions pour cet écotrail de Paris. L'objectif est simple: faire moins de 8h. Lors de mon inscription, l'objectif était simplement de voir un peu la course et de faire un gros entrainement, sans forcément la finir. Dans l'hypothèse d'une course fini, ça fait toujours 2 points UTMB. Mais depuis fin février, à défaut d’être la grande forme, j'ai pu palper à travers quelques entraînements que j'étais en progrès, suffisamment pour l'objectif de moins de 8h. Les jours qui précédent le départ je sens bien que je n'ai pas bien récupéré de mes entraînements saignants de fin février & début mars.

Je ne suis cependant pas forcément inquiet le jour J sur la ligne de départ: j'ai déjà fait des perfs intéressantes avec des sensations plus que moyennes. Le 1er kilometre est à chier dans un champ que je qualifierais de "champ de mine". Puis le parcours deviens tranquille sur des chemins bien stabilisés. Je me cales sur un rythme rapide, à peine supérieure à 12km/h. En principe, à cette vitesse je devrais pouvoir aller loin.... très très loin. Les jambes ne sont pas formidables, mais ça peut aller.

J'arrive au ravito du Buc (22kms) en 1h45 en étant frais, tout va bien. Les 1eres cotes qui suivent sont avalées à un bon rythme. Une première chose m'inquiète: j'ai une ampoule qui se forme à chaque pied, alors que ce sont des choses qui ne m'arrive que très rarement. La faute probable à la chaleur et à une paire de chaussettes que j'ai déjà porté, mais avec des chaussures de trail alors que je porte des routes. Tiens d'ailleurs, c'est peut être la 2ieme erreur, les chaussures: elles ne sont pas aussi larges que mes pompes de trail, et j'ai le sentiment que je n'aurais pas eu ces ampoules avec les trail.

Au fur et à mesure des kilometres, ca va de mal en pis. Vers le 30ieme, ca commence à sentir le roussi. Vers le 33ieme, j'en ai marre: il fait super chaud, j'ai pas de jus, pas d'envie. En plus ma poche à eau est presque vide. Au sommet d'une cote, je ne parviens pas à trouver la motivation pour relancer... continuer, pourquoi faire ? Plus de plaisir, basta: décision abandon !

Il faudra tout de même que je me tape une bonne marche jusqu'à l'observatoire de Meudon (45ieme) pour rendre mon dossard et prendre le RER.

Des jours meilleurs viendront.

Article plus récent Article plus ancien